En ce dimanche matin, les trois 2 CV prévues se retrouvent à Seyssins au point de rencontre habituel. Le thème de la sortie sera balade et expositions organisées dans le cadre des Rencontres photographiques du Trièves. A l’heure annoncée, le petit convoi s’élance en direction du Sud, s’intégrant parfaitement au trafic de l’autoroute d’autant plus que la limitation de vitesse est abaissée du fait des travaux. Les Beautés peuvent ainsi être admirées par les envieux. A Vif, la Dyane des Mousquetaires s’intègre au convoi, comme prévu. La montée qui commence dès la sortie du rond-point permet de solliciter les soupapes qui s’en donnent à cœur joie, laissant les conducteurs et les passagers le temps d’admirer le Vercors sous le soleil du matin.

Premier arrêt à Saint-Martin de la Cluze. Diantre ! Le café du village est fermé par manque de bénévoles ! Celui qui officie à l’épicerie coopérative nous en ouvre néanmoins les portes pour découvrir la première exposition du parcours, dédiée aux gorilles. Une pause s’impose, permettant de prendre des nouvelles de chacun après cette troisième vague caniculaire.

Ne serait-il pas temps de décapoter ? Reprise du convoi sur la route des crêtes qui nous offre un panorama exceptionnel. Une petite erreur d’appréciation de direction est vite corrigée avec un certain style, sous le regard des gendarmes qui suivaient le convoi mais qui n’ont officiellement rien vu…

Monestier-de-Clermont : pas facile de trouver le prochain lieu d’exposition au fond d’une impasse, d’autant plus qu’il ne sera ouvert qu’à la fin août ! Retour vers le bourg et découverte de l’exposition sur les traces humaines industrielles entourées par la nature. Le lieu qui nous accueille est un espace de travail partagé entre différents artisans ayant des activités de production de proximité tout à fait originales.

L’heure tourne et il faut tenir compte du risque d’hypoglycémie qui pourrait nous frapper. Gresse-en-Vercors est en vue ! Le stationnement audacieux le long de l’église permet aux 2 CV et dérivés de récupérer à l’ombre pendant que nous visitons les deux expositions installées dans la salle de restaurant d’un hôtel. L’Islande en couleur et des rochers en noir et blanc nous font rêver. Mais il nous faut quitter les lieux pour ne pas perturber le début du service de midi alors que toutes les tables sont réservées en terrasse.

Avant de prendre la route, petit détour à l’office de tourisme pour voir l’exposition de l’artiste local qui a photographié les animaux sauvages du Trièves. L’exposition historique en extérieur dédiée à l’école sur la commune s’avère être très intéressante également. Alors que le soleil commence à bien chauffer l’air, il est temps de reprendre la route pour voir une nouvelle exposition, à l’Odyssée verte, endroit accessible à pied depuis un parking.
Nous ne sommes pas seuls, les voitures sont garées au soleil, du moins, pour les moins chanceux. L’exposition reflète le travail d’un collectif local avec des photographies de paysages. Le défi est de repérer ceux qui sont du Dauphiné, car il y en a !

Le temps du déjeuner s’annonce ! Les voitures sont déplacées sur un champ en bord de route et garées à l’ombre. Les tables sont déployées, à l’ombre. Le décor de la salle à manger est splendide, avec un ventilateur au souffle régulier qui nous invite à savourer le pique-nique, totalement frugal… Nous sommes six à table, tout en gardant un œil sur les voitures alignées. Entre deux bouchées, on arrive à parler un peu mécanique et voiture électrique, quand-même.

Et si on reprenait la route ? Au col de l’Allimas, le Mont-Aiguille se donne en spectacle et sa silhouette nous accompagne pendant la descente et même sur la route qui nous amène au Percy. Nous y découvrons un restaurant totalement méconnu qui accueille une des expositions du programme , aux couleurs vives. La salle voutée nous invite à rester un peu plus longtemps au frais en nous donnant l’occasion de bien discuter avec les gérants, heureux d’avoir terminé un gros service de dimanche.

La route devient de plus en plus étroite mais nous arrivons à Clelles sous escorte d’hélicoptère dont l’ombre recouvre les voitures, comme un rapace. Un arrêt long est prévu à Clelles avec la découverte de l’exposition dédiée à un chemin d’accès forestier présentée au café mais aussi de celle des procédés anciens mis en valeur cette année pour célébrer le bicentenaire de la photographie. Nous y retrouvons les adhérents Denis et Karin, comptant parmi les organisateurs de la manifestation. Chacun à son rythme, nous pouvons échanger avec les huit artistes qui exposent dans cette admirable salle voutée sous température naturellement constante et si agréable.

Après la photographie de groupe inévitable, le convoi s’élance sur d’autres routes bien sympathiques. Depuis Clelles, nous reprenons la route qui nous offre de nouveau un parcours avec vue sur le Mont-Aiguille mais également sur l’Obiou et puis le lac de Monteynard. Comme à chaque fois, un arrêt au pont de l’Ebron nous permet de vérifier le niveau et la couleur du lac.

La chaleur et d’étonnantes gouttes de pluie nous amènent à prendre une décision : l’étape optionnelle de Treffort est retirée du parcours. La retour vers Vif est entamé, en toute sécurité, toutes fenêtres ouvertes. Entre le bruit de l’air et celui du moteur, pas besoin d’allumer d’autoradio pour être diverti.
Nous nous arrêtons à Vif pour nous saluer après un parcours de 120 km. Chacun prend alors le chemin qui lui convient le mieux pour ramener sa voiture fétiche en zone de refroidissement. Aucune panne au cours de la journée, les Flat-Twin ont vraiment fait du bon travail.
Les Rencontres photographiques du Trièves se termineront à la fin du mois d’août. Il est encore possible de découvrir les expositions. Le programme est visible sur le site Internet :



